21 avril 2006

Cocha... bomba!

Cochabamba, ville de l'éternel printemps, ainsi nommée par ses propres habitants. Certes le soleil nous a doré la peau, mais la pluie saisonnière, et rafraîchissante aussi, nous l'a mouillée. C'est au cours d'une de ces soirées pluvieuses que nous allâmes nous réfugier dans un café dont la spécialité est de divertir et d'abreuver ses clients. Ainsi nous joignîmes l'utile à l'agréable.

Nous assistions a un concert de percussions dont le leader est neuchâtelois, un de ceux qui ne supportait plus le brouillard claustrophobisant de son beau lac, lorsqu'on nous proposa de goûter le cocktail national. LE CHUFLAY! Mélange explosif et surprenant qui fait partie de la famille phonétique des FLÓAAATCH! (coucou David), des OUÁÁÁZÁÁÁ´! des VRRRR-PCHHT! C'est dire déjà son pouvoir évocateur alors que tu n'a fais que de le commander!

Cette exclusivité bolivienne rassemble dans un récipient de taille non négligeable, 2 alcools forts et blancs, et, pour ceux qui ne sont pas allergique, une rondelle de citron vert. Bien évidemment ce mélange harmonieux assortissant deux des produits nationaux parmi les plus délicats, a le don de vous enivrer vite et durablement. Sachant a qui je m'adresse en écrivant mes sensations, je sais que certains ne resterons pas insensible a cet argument. MAIS ô grand MAIS! le Chuflay ne se contente pas d'agir uniquement au niveau cérébelleux! Que non! ce puisant désinfectant a une action radicale sur tous les petits habitants de downtown tripaille! En effet, seul le bacillus bolivianus intrepidis et l'enterococcus de Jose Gonzalo Guerrrero résiste aux vapeurs du Chuflay. Ce breuvage national digne de Dédé le marseillais et de Lulu la nantaise te procure donc un accès direct a l'ivresse et t'évite de détruire complètement les W.C...

Ah! ces boliviens, intrépides et résistants, toujours prêt a distraire le voyageur par les moyens parfois si inattendus. Nous avons ici la preuve de leur ingéniosité ainsi que de leur sens du festif! Ce fameux sens du festif que nous avons a nouveau rencontre a La Paz, capitale que je ne saurai décrire tant cela ne ressemble a rien dont je fus témoin jusqu'alors...

A l'heure de l'apéro, suivant notre instinct, nous entrâmes dans un bistrot qui présentait comme unique déco quelques posters d'amazones fort aguichantes et très déshabillées, qui vantent les mérites d'une marque de ciment ou d'une marque de pneu, un de ces bistrot comme il y en a mille dans la capitale. Aussitôt installés, nous commandâmes la bière nationale. La Huari, délicieuse roteuse au houblon si finement distillé que j'en ai la pépie! Amis du houblon je vous salue le chapeau bas! Et je rend hommage a l'inventeur bienfaiteur, de ce divin liquide jaunâtre et mousseux, qu'il soit moine ou pendu!

Alors que nous jouissions de cette fraîcheur houblonnée, firent irruption trois larrons en foire, tous les trois la quarantaine bien sonnée et le sens de l'équilibre bien entamé. L'un d'eux, s'approcha chancelant, et nous distilla toute une série d'excuses a propos d'un macabre double meurtre de ressortissants autrichiens. Il nous postillonnait avec ferveur son regret et son incompréhension face a de tels actes. Et afin de nous prouver sa bonne foi et de faire valoir sa bonne volonté, il nous paya deux Huari, car nous dit-il, la Huari se commande par deux!

C'est ainsi que nous fîmes connaissance des trois compadres. Carlos le musicien, Marcello le vendeur d'artisanat et Alejandro le frais nommé colonel de la police. Le premier et le troisième fêtaient depuis la veille un événement que je ne saurai vous conter faute de mémoire. Par chance, bien que mon espagnol me permette quelques pirouettes, la présence du deuxième, Marcello, en tant que traducteur officieux de la soirée s'avéra indispensable et nous permis d'aborder des sujets aussi vastes que pointus tels que l'anarchique urbanisation de la capitale ou la métallurgie et ses méfaits écologiques dans les provinces périphériques. Des propos qui, aux rythmes des Huari nous emmenèrent au milieu de la nuit. Le moment ou nous décidâmes qu'Alejandro (le colonel) devait rentrer. Ses dernières paroles furent:"bbbrrrffnlll prorrrrHic!", suivies d'un rot chargé d'effluves abyssales dont seul un Chuflay aurait pu éradiquer l'odeur nauséabonde.

Le trio se transforma en duo, mais comme dirait l'autre:"à deux vous irez plus vite!". Titubant mais d'une volonté farouche nous nous enfonçâmes au coeur de la nuit bolivienne. Le rythme de la Cumbia donna le tempo jusqu'au petit matin... Cette Cumbia qui procure a nos sens cet exotisme tout bolivien, qui donne a la Huari cette saveur toute bolivienne et qui font des compadres de sacrés boliviens!!!

15 de abril 2006, Arequipa, Peru.
Tuco.

12 avril 2006

On ne badine pas avec l'amour...

...non, non, ne badinons pas, dirait un certain humoriste... Mais ce dernier étant à Musset ce que le canard WC est à la faune de nos étang, ce n'est pas chez lui que Pascal Gilibert et Jérôme Melly (qui, on le voit, n'exerce pas ses talents littéraires qu'à Tortilla Flat, ce qui serait dommage!) sont allés chercher l'inspiration nécessaire à l'adaptation de cette pièce d'Alfred de Musset. Elle sera interprétée par les élèves de l'Ecole Supérieure de Commerce de Sierre, les 11 et 12 mai 2005 (éventuellement le 13 si vous répondez présent en masse!) à la Sacoche. Si vous voulez réserver dès maintenant, un clic ici c'est si facile!

Exercice d'équilibriste qui m'est proposé ici, puisque je vous parle d'une pièce que je n'ai pas vu et que je ne connais ni Dave ni Adam. Mais comme c'est le cas d'à peu près tout critique qui se respecte, me voilà un peu rasséréné. Et puis bon, on est sur un blogue, on peut se permettre de parler de tout et de rien, du temps qui passe à la pluie qui tombe, du chat qui n'a pas mangé sa pâtée aux horaires de train qui ne s'arrêtent plus mais que font-ils là bas dans les bureaux fédéraux qui nous en veulent personnellement.

Alors raisonnons contemporains. En bon ignare, on sait quand même que Musset, c'est du solide, du bon, du classique qui est enseigné à l'école, et supérieure encore. Ecole de commerce qui plus est, donc ça doit être une bonne marque, qui se vend bien. Qui a du market potential, puisque, dans le buzinêêêsse, il est de bon ton de parler anglais, Il paraît donc assez peu risqué d'en dire du bien, puisque tout les milieux autorisés qui s'autorisent à penser vont appuyer votre opinion, et vous passerez automatiquement pour quelqu'un d'intelligent et de lettré (déjà 14 lettres rien que dans mon nom prénom, à peine croyable non? Et encore, si mes parents m'avaient donné un deuxième prénom, dont on peut mettre la première lettre entre le prénom et le nom sur les formulaires officiels parce que ça donne une touche très classe... Académicien, je serai!).

Ensuite, il y a ce titre, très parlant: "On ne badine pas avec l'amour". Un sujet universel s'il en est, et dont la sagesse saute à nos yeux usés de célibataire attardé (justement parce que l'amour est un sujet avec lequel on ne badine pas, bon sang!). Nous voilà donc sensibilisés au thème central, notre intérêt en éveil et nos antennes dressées. Car ce n'est pas tout! Mais oui, avec un titre pareil, qui apostrophe le lecteur, et bien on se doute vite que justement quelqu'un a dû badiner avec l'amour, un polisson de première, cela va sans dire. Mais heureusement, ça n'a pas échappé à l'oeil scrutateur de M. de Musset, une pointure s'il en est. Et nous voilà ferrés. Car, un badinage raconté par M. de Musset, c'est autre chose que ceux qui sont relatés quotidiennement dans une certaine presse que je me refuse de citer! Un tel badinage, et la morale qui ne manquera pas d'en être tirée ne pourra qu'être profitable à l'édification de nos âmes volages, ou à conforter celles qui se conforment en tout temps à ce respectueux précepte. De plus, c'est un thème inoxydable et indémodable, et donc propice à être enseigné aux futurs acteurs du commerce global, car ce genre de produit est un modèle de rentabilité! Pensez donc, élaboré au siècle passé, il se conserve sans une ride et sans coûts de production supplémentaire et est encore vendeur de nos jours. On ne saurait ici trop saluer la sagacité du corps professoral de cette divine école!

Et puis, bien sûr, si toutes ces bonnes raisons ne suffisaient pas, il y a les noms des metteurs en scène, que nous connaissons tous (et si ça n'est pas le cas, faites-moi confiance), et dont l'un nous fait profiter régulièrement de sa verve et de son éloquence intarisable (pour des exemples, cliquez ça et par ce que ça est bon...). Quant à l'autre, tiens, l'invitation est lancée, ça me fera du repos. Je vais devenir l'inventeur du blogue qui s'écrit tout seul, c'est digne de Pilon tiens! Donc, mon ami Pascal, ce terrain est le tiens si tu désires nous faire profiter de ta vis comica (gardons l'angliche pour le buzinêêêsse et le latin pour la culture...). Ces joyeux compères ont le verbe haut et la plume agile, et je me réjouis déjà des les voir porter le verbe d'Alfred sur la scène culturelle sierroise en utilisant l'enthousiasme juvénile d'une relève estudiantine qu'ils forgent au quotidien à la flamme de la littérature et des sciences mathématiques. (et si vous ne voyez pas le lien entre les deux, c'est que vous n'avez pas lu "Le théorème du perroquet de Denis Guedj, ignares va!). Tiens, c'est vite vu, si ces deux là mettaient en scène, je sais pas moi, l'intégrale du code civil birman en version originale, et bien j'irai!

Si mes élucubrations divagatoires, issues d'une éducation qui doit essentiellement à la lecture d'Astérix et Obélix (en tout cas pour le latin), je vous invite à consulter un petit résumé de la pièce rédigé par plus informé que moi (je place pas la barre trop haut), histoire que vous n'ayez pas tout à fait perdu votre temps jusqu'ici, si vous y êtes arrivés... Moi même, je m'en vais d'ailleurs le consulter de ce pas, m'étant interdit de le faire avant, préférant me vautrer dans une ignorance qui n'appartient qu'à moi plutôt que m'approprier l'intelligence d'autrui. Non que j'en concevrai du remord, n'allez pas croire que j'ai cet altruisme! Mes raisons sont bien plus viles: c'est qu'ensuite il faudrait confirmer, on vous demanderait votre opinion sur tout, Bush, la famine, le pétrole en extrême orient, la date de la cueillette des spaghettis en Sicile et que sais-je encore! Au lieu de ça, je préfère me vautrer dans une réconfortante et reposante ignorance crasse, reproductible à volonté, telle une prose bourgeoise gentilhommesque! Tel Big Joe, je m'y trouvais bien, j'y goûtais même...

Mais si vous deviez de tout ceci ne retenir qu'une chose, souvenez-vous, ne badinez jamais, mais alors là jamais, au grand jamais, avec l'amour! Sinon... (pour savoir la suite, allez voir la pièce, les 11 et 12 mai, voire le 13, à la Sacoche! Ah, ah, suspense insoutenable, à l'américaine, comme on dit chez nous, parce que pour le buzinêêêsse y'a pas à chipoter, y sont forts, les amerloques!)

Pour récompenser les plus assidus, un petit extrait offert en prime:


(...)Insensés que nous sommes! nous nous aimons. Quel songe avons-nous fait, Camille ? Quelles vaines paroles, quelles misérables folies ont passé comme un vent funeste entre nous deux ? Lequel de nous a voulu tromper l'autre ? Hélas! cette vie est elle-même un si pénible rêve: pourquoi encore y mêler les nôtres ? O mon Dieu! le bonheur est une perle si rare dans cet océan d'ici-bas! Tu nous l'avais donné, pêcheur céleste, tu l'avais tiré pour nous des profondeurs de l'abîme, cet inestimable joyau; et nous, comme des enfants gâtés que nous sommes, nous en avons fait un jouet. Le vert sentier qui nous amenait l'un vers l'autre avait une pente si douce, il était entouré de buissons si fleuris, il se perdait dans un si tranquille horizon! Il a bien fallu que la vanité, le bavardage et la colère vinssent jeter leurs rochers informes sur cette route céleste, qui nous aurait conduits à toi dans un baiser! Il a bien fallu que nous nous fissions du mal, car nous sommes des hommes. O insensés! nous nous aimons.(...)

07 avril 2006

Sensationnel altiplano!

Par delà les montagnes, par delà les plaines, par delà les champs et les cours d'eau, ils s'en vont, infatigables et imperturbables. Tel le nain d'Amélie Poulain, ils visitent le monde et envoient à ceux qu'ils laissent derrière eux des images parlantes et des textes imagés. C'est ainsi que, la frontière bolivienne passée, Touquette et Tuco traversent l'Altiplano pour aller se confronter au Salar de la sueur.

(cliquez sur les photos pour les agrandir!)

Ni dans le désert, ni dans la montagne, peut-être dans un désert de montagnes, nous voici au sud est de la Bolivie, sillonnant dans un 4x4 robuste les pistes méandreuses de l'altiplano. Dans ce décor improbable, la ligne d'horizon se voit découpée par des cimes enneigées et troublées par la réverbération du soleil implacable de ces hauts plateaux; terre aride et rougeoyante qui laisse derrière nous un nuage de poussière au vent frais d'altitude.


Nous entrons dans un village et apercevons quelques silhouettes fuyantes de ces habitants d'un autre monde. Je crois même avoir vu le Petit Prince qui jouait au ballon... Quatre jours à admirer ce décor extraordinaire, et pour conclure nous arrivâmes dans la blancheur aveuglante du salar d'Uyuni. Lorsqu'on en ressort, il est nécessaire de s'arrêter, et de repenser a toutes ces images invraisemblables afin de les fixer dans la réalité, comme lorsqu'on ne veut pas que s'estompe un rêve a la lumière du jour. Il faut même se toucher pour s'assurer qu'on est toujours fait de chair et... Naannn là j'deconne!!!

Quelques heures de bus, digne du supercross de Genève, plus loin et nous nous reposons a Sucre "la jolie". Sucre et ses beaux parcs bien tranquilles mais Sucre et son marché bouillonnant et débordant de tout. Spectacle sensoriel épatant, spectacle tous les jours présent et tous les jours différent.

Dimanche c'est le carnaval a Tarabuco. Tous les gars affluent dans ce village qui se transforme pour l'occasion en marché géant et ou défile un cortège de petite fanfare, de danseuses et danseurs habilles de milles couleurs. Ces campesinos commémorent en fait, nous l'apprendrons par la presse le lendemain, les 190 ans de la déroute des troupes espagnoles dans cette région! Joli clin d'oeil a l'histoire et quel carnaval!!!




Un abrazo para todos y todavia siguamos viajando por la Bolivia!
Touquette y Tuco.



05 avril 2006

Trilogie fraternelle (3)

Suite et fin de notre trilogie, où comment une bière froide devint source de justifications morales autoproclamées et comment Julio se forgea une aura de chantre de la concision imprécatoire, sans parler de la révélation de la partie charnue d'un amateur brésilien de foot... entre autre choses! Si vous désirez une leçon de rattrapage avant d'aborder ce dernier volet, cliquez sur épisode 1 ou épisode 2, c'est selon!


Hervé. Je crois que c’est grâce à sa mort que nous avons compris toi et moi que Dieu n’existait pas. Je crois que c’est grâce à lui que nous avons compris la chance que nous avions de vivre et de ne pas céder à la tentation du n’importe quoi. Hervé nous a montré le chemin, il a balisé nos sentiers avec de la quinine, du souffre ou encore de l’encre de chine, celle qui servait à faire les biographies des célébrités dans l’Antiquité. La plus simple expression de notre ami suffit à me rendre nostalgique, pas triste, non ! Mélancolique peut-être… mais conscient, affreusement conscient, indubitablement conscient, irréversiblement conscient.

Je passe sous silence les « combinazione » dont tu t’étais fait l’auteur et que j’ai apprises entre ma seizième et ma vingt-deuxième année ; ce serait trop dur pour toi de les entendre, je te les épargne. Pourtant, il me tient à cœur d’en raconter une qui me revient très bien à l’esprit et pour cause : ce devait être en 1989, je travaillais d’arrache-pied pour honorer notre futur héritage commercial, avachi sur le bureau de droite, tapant une énième facture, risquant de piquer du nez à chaque instant quand tout à coup, le téléphone sonna :
« Allô, dit notre mère d’une voix qui laissait transparaître la crédulité. Ah, c’est toi. Comment, tu ne te sens pas bien, tu as mal au ventre ? Tu auras certainement bu quelque chose de trop froid. Va te coucher, dès que je remonte du magasin, je m’occupe de toi ». Et dire que moi je luttais depuis des heures pour que la journée passe plus vite que la nuit arrosée que nous avions passée ensemble. Enfin, au moins n’était-ce qu’un demi-mensonge, peut-être y avait-il, parmi les innombrables bières que nous avions ingurgitées, une qui était trop froide. Je constatais donc, lentement mais très certainement, que toi aussi de temps à autre tu sortais des sentiers battus et que tu dérapais quelque peu sur les chemins de la vie nocturne ; ce qui n’a pas été sans nous rapprocher !

Puis, nous entrâmes dans une toute nouvelle ère qui nous amena à Muraz, dans une cave aux mythiques stalactites et aux innombrables troglodytes qui y séjournaient, parfois pour une nuit seulement. Voilà Julio qui sort de ma mémoire comme un diable de sa boîte. Julio, ce personnage de chez smalto. Nul autre que lui n’avait un tel chic pour expliquer les choses de manière concise et caricaturale. Lorsque Julio parlait, l’assistance retenait son souffle pour ne pas pouffer avant la fin des ses imprécations. C’est aussi dans cette cave qu’un brésilien d’Amsterdam nous dévoila ses attributs virils, offusqué qu’il était par l’enjeu importantissime du mundial ‘94 aux Etats-Unis et par la pauvreté du commentaire de ce pitoyable Pierre Tripod.

Tu avais donc 29 ans, pas encore la trentaine. Cela faisait quelque cinq ans que nous entretenions une relation fraternelle et amicale. Je n’étais plus le petit frère chiant et toujours derrières tes basks, tu n’étais plus le grand frère qui devait se cacher du petit pour ne pas lui montrer le mauvais exemple. Tu ne pouvais pas savoir que j’allais me débrouiller aussi bien sans toi dans ce registre. Quoi qu’il en soit, nous avons commencé à partager nos soirées, nos amis, nos instants d’euphorie et parfois même nos instants de doute et de tristesse.

Parmi ces moments, je retiendrais tout spécialement l’expérience de la « Confrérie du 13 octobre » qui nous emmena successivement aux Cornouailles, en Auvergne, à Rome, et à Bruxelles. Indépendamment de ce qui s’est passé après, je peux dire, et je t’associe à mes propos, que nous passâmes des instants tour à tour loufoques, cocasses, passionnés et franchement décalés.

Mais surtout, ce qui pour nous fut un tournant dans notre amour, fut ma décision de faire mes études d’abord à la Tchaux puis à Neuch. Nous nous sommes rapprochés avec Christelle également, et, loin des turpitudes de la pression familiale, nous pûmes nous comprendre à la façon dont deux aimants s’attirent lorsqu’il n’y a pas d’autres molécules perturbatrices à l’intérieur de la sphère définie par les électrons libres. Nous commençâmes alors à partager nos avis sur la BD, sur la littérature, nous écoutions les mêmes disques, et nous nous influencions mutuellement dans notre nouvelle recherche esthétique. Nous étions des adultes, et nous avons planté, en ce temps-là, la graine magique de la compréhension, du respect et de la tendresse sur le terreau de la fraternité éternelle.

Ce n’est pas sans émotion que j’évoque le passé. Ce n’est pas un hasard non plus si, en voulant juste écrire une petite dédicace sur le livre de Mesa Selimovic, je n’ai plus contrôlé mes doigts qui glissaient sur le clavier comme ceux de Chopin sur son piano lorsqu’il était grisé par la composition de ses plus belles pièces. En un instant qui me parut une éternité, une vie, ta vie, notre vie, j’ai vogué sur notre passé à la manière d’un ronronnement, sur celui qui, envahit par la douce torpeur de l’endormissement, se laisse bercer par Morphée et ses images oniriques.

Et j’écris encore. Parfois, galvanisé par mon élan, je confonds les époques, je mélange les styles et les tons, mais je me rends compte que c’est bien de cela dont il s’agit : du panachage des émotions. Car la vérité est dans l’émotion, elle est dans le sentiment et il n’y a que l’art qui puisse se rapprocher tant soit peu du ressenti, de l’âme, de la vérité enfin. Elle n’est pas dans l’extrême, ni entre, elle est dans la limite. C’est cette frontière (« halt hier Grenze ») entre la réalité et la fiction, entre ce qui fait notre vie matérielle et celle qui forge notre spiritualité, entre la vie rêvée des anges et le rêve angélique d’une vie meilleure que se situerait la panacée.

Car je ne me fais pas d’illusions, la panacée n’existe pas. Dans un monde infini et infiniment complexe, la notion de frontière est assez floue. Et s’il n’existe pas de réponses à toutes nos questions, que cela ne nous empêche pas de nous les poser, car se les poser, c’est déjà un peu y répondre !

Je vais conclure mon frère, mon ami, mon aimé. Après-demain nous serons le samedi 26 février, nous nous retrouverons, toi, moi et nos amis, tous nos amis. Je sais que parfois les petits comités sont les meilleurs et que les petites soirées intimes et les moins organisées sont les plus réconfortantes, mais j’ai pensé qu’une petite réunion bien valaisanne avec beaucoup de monde contrasterait judicieusement avec ton vécu malgache.

Alors, laisse-toi aller, ne te préoccupe de rien et flatte ton ego en contemplant tous ces gens autour de toi qui t’aiment et qui pourtant ne te comprennent ni ne t’écoutent réellement.

Et puis, peu importe le monde, tu sais qu’il y aura toujours quelqu’un qui, sans même te regarder, accompagnera le moindre de tes gestes, suivra du regard la destination finale de ton sourire et comprendra la finalité de ton verbe. Ce sera ton petit frère.

Sierre, 24 février 2005


01 avril 2006

Trilogie fraternelle (2)

La suite de notre trilogie fraternelle, ou comment un groupe de rock prometteur ne sortit pas du garage et de l'influence du sport sur le sentiment d'identité cantonale ainsi que sur l'équilibre de ses pratiquants... Si vous avez manqué l'épisode 1, c'est juste en dessous, ou alors c'est ici!

(...) Et puis, l’aurore boréale de tes 20 ans arriva, dans la plus simple expression d’un p’tit gars sympa, avec une bonne tête, et, je crois, qui n’en demandait pas plus ! Tu écoutais les Floyd… Parfois, tu me faisais découvrir un groupe dont personne n’avait jamais entendu parler sauf le mélomane Franco (qui « apprentissait » dans un magasin de musique) et qui connaissait, qui dégustait pardon, la « panacée mélomaniaque psychédélique » au quotidien ! Alors, je m’exécutais ; j’écoutais religieusement les vynils que tu me prêtais, et je disposais tout aussi méticuleusement ceux que tu me donnais dans la mesure où le borborygme de la mélodie n’impressionnait pas ton acuité auditive, il faut le dire, extrêmement développée depuis que tu chantais dans ce groupe promu à un avenir prometteur mais dont la carrière fut stoppée net par le manque d’ambition des ses membres. «Cœur de pierre » je crois. Tout un programme ! Je revois le poster de Bob Marley placardé sur le mur de ce si attrayant local de répétition et je vois encore papa faire de la prévention systématique contre les dangers d’incendie. Avec le recul, je me dis que compte tenu des cheminées à l’œuvre dans ce local, si Fatima peut se targuer d’avoir aperçu la Vierge, vous, vous pouvez vous vanter du fait que Dieu est intervenu personnellement pour épargner à papa des soucis administrativo-financiers avec les assurances.

Puisque nous sommes dans le registre de la musique, il me semble, maintenant que j’en parle, avoir vu et entendu, comme le bon petit frère que j’étais, de la musique d’un registre que je ne retrouverais pas de sitôt ! Du bon comme du mauvais. La plus grande daube à l’applaudimètre fut sans conteste un guitariste (probablement manchot) qui se faisait nommer dans les milieux autorisés « Snowy White ». Ca ne s’invente pas ! Mais tu ne t’en souviens probablement plus car tu n’as pas dû l’écouter souvent. Entre autres soupes abyssales, figurait aussi une galette de « East 17 » que Markus t’avait offert en reconnaissance de tout ce que tu avais fait pour lui à Heidelberg. Quelle reconnaissance, et surtout comme il te connaissait bien !!! Tu as dû en passer des heures à discuter musique avec lui… Mais je dois confesser que sur ce coup-là tu avais fait preuve de philanthropie. Il n’était pas question que tu me laisses pervertir mes goûts musicaux en pleine épanouissance en écoutant des (ma citation est interprétative) « pingouins sardanapalesques et à roulettes s’il vous plaît ».

Ah, Heidelberg, Mannheim, l’allemand, la tellement jolie Jacqueline que je revois encore avec ses binocles d’astronome, ronds et sexys… Cela aussi je m’en rappelle, un peu avec la même vision que devait avoir la pauvrette, comme si j’avais été derrière un hublot contemplant ta vie qui passait et qui, j’en faisais la remarque à moi-même, ne semblait pas te concerner. Lorsque tu es parti pour l’Allemagne pendant un mois (un mois par tous les diables !) j’ai cru que je t’avais perdu pour toujours… Oh non, je n’ai pas pleuré –j’étais un dur, un hockeyeur- mais combien de fois me suis-je retrouvé dans mon lit, à 13 heures, papa couché sur le divan du salon, maman faisant la vaisselle et moi, allongé comme un macchabée, morose et orphelin de celui qui était mon frère et, déjà, mon ami. C’est toi en effet que je venais taquiner pendant que tu lisais peinard sur ton lit. Et, à bien y repenser maintenant, je trouve que tu fus très magnanime envers moi dans cette circonstance comme dans bien d’autres d’ailleurs.

Je n’oserais continuer ce petit aperçu biographique sans faire référence au sport, cette activité qui empêche les jeunes de traîner dans la rue, de boire des verres et de fumer de la drogue. Cette sainte institution recommandée par tous les parents en prévention de tous les maux. Toi, pour ne pas tomber dans les bras si attrayants de la débauche (c’est fou chez les hommes ce besoin de se rapprocher de l’abîme), tu avais choisi le handball. Il faut dire qu’un philanthrope répondant à l’onomatopée «Tutu » était l’exemple même du sportif qui avait réussi à éloigné toutes les tentations du monde interlope, contribuant ainsi à rendre le handball très populaire chez la jeunesse sierroise. Allez savoir pourquoi ? Aussi, pour justifier la mélopée sportive des plaignants de la vie que vous fûtes, fallait-il parfois avaler (que dis-je, engouffrer, voire tsiffler) quelques kilomètres pour s’en aller faire un peu de gymnastique rythmée au tambourin des artifices zygomatiques. J’ai spécialement en tête ce fameux tournoi qui devait se dérouler sur tout un week-end… à Lausanne je crois où dans un secteur voisin de la mégalopole vaudoise ! Nous nous en fûmes revenus comme si nous avions gagné la coupe Stanley, comme des mercenaires du far west qui avaient débarrassé de leurs tyrans les pauvres paisanos locaux. Il y avait Cuennet, Caloz, le jekr, Laurent, toi, moi et Hervé. Nous étions 7 cela va de soi. Ce jour-là, en franchissant les portes du car qui nous ramena sur nos terres natales, nous étions tous morts, il n’y en avait pas deux qui marchassent droit devant lui.

30 mars 2006

Trilogie fraternelle (1)


Ils sont frères, et pas que de sang. Le petiot, pour les 40 ans de l'aîné, évoque les souvenirs marquants d'une vie, avec le souffle de l'épopée, qui pousse le particulier vers l'universel et l'intemporel. Il fait revivre pour nous un univers drolatique, tendre et par dessus tout attachant, avec une plume trempée dans l'émotion et la sincérité. Ne vous méprenez pas, ce qui suit est une histoire d'Amour, un Amour vrai, un Amour fraternel, qui n'a cure des distances, entre Jer O'Malley et JD de Tana, notre chroniqueur malgache. Pour une tournée des 4 tremplins sur lit de géranium, une visite sur l'île aux fantomes, suivez le guide...

Sierre, Manoir 19, 24 février 2005



Aujourd’hui, ça fait plusieurs jours que mon frère a quarante ans !!!. Je n’en crois pas mes sens.

Quarante ans ! Glups. Il est bien loin le temps des tartines où l’on se levait ensemble pour entamer une journée d’école. Bien loin aussi celui où nous jouions dans la neige avec les cousins à Zinal.

Je me rappelle encore quand maman m’accompagnait chez le dentiste (et oui, elle l’a fait très tard) et que, depuis la salle d’attente on attendait, en proie à une anxiété justifiée avant la fraise désenchantée. Depuis notre purgatoire, nous pouvions te voir, devant la Migros, ton bonnet juif vissé sur la tête, ta moustache naissante souriant à un attroupement féminin aux aguets. Maman semblait stupéfaite, interdite. « Jeannot, regarde-le… ». Je ne me souviens plus de ce qu’elle disait, mais son visage en disait long.

Mais je me souviens t’avoir regardé sans vraiment comprendre, d’un air détaché, trop préoccupé par ce qui allait m’arriver dans les mains du « menteur invétéré ». Pourtant, paradoxalement, ce qui me paraissait être un moment hors du temps (la glace de la fenêtre représentant une porte d’accès sur une dimension que je ne connaissais pas) rejaillit aujourd’hui que je t’écris pour conjurer la sentence de Cronos.

En effet, en fouillant dans mes souvenirs d’enfance et d’adolescence, cette image de mon frère que je ne comprenais pas encore me revient avec une force indicible à la lumière de ce que nous sommes l’un pour l’autre aujourd’hui.

Car des souvenirs il y en a : Dingo et les cacahuètes magiques, les chutes à ski et la jambe cassée, les montées à l’alpage et nos expéditions « chardon » et « trèfle à quatre feuilles », nos matchs de foot et de hockey devant la maison, parmi les débris encore tranchant d’une vitre brisée pendant une inoubliable coupe spengler miniature. Je revois l’hécatombe, le terrain ou la patinoire, c’est selon, jonché de feu feuilles de géraniums ou autres arrangements floraux décapités par notre enthousiasme. Et puis, il y avait les après-midi patinoire à Vissoie, les après-midi ski, les après-midi « tournoi des 4 tremplins ». Nous nous goinfrions de chocolat, biscuits, sugar-puffs, yoghurts en estimant la longueur du saut de chaque concurrent. Je ne sais plus qui gagnait, mais parfois, nous nous disputions sérieusement pour avoir gain de cause, et souvent, me semble-t-il, l’un ou l’autre trichait pour l’emporter sur son coriace adversaire.

Il y avait aussi les après-midi piscine : autour du plongeoir s’aventurait toute une série d’outsiders qui voulaient détrôner le roi de la patate qui se faisait appeler Tsouflette, slipette ou un autre nom plus court en « ette », je ne me souviens plus de son patronyme, mais je vois encore sa tête d’ahuri lorsque, sous les yeux d’un public ébahi, il s’élançait, l’intrépide, décollait et se mettait en boule pour gicler toute l’assistance qui n’en demandait pas tant.

Parlons-en de l’assistance, elle était composée de nos cobourgeois, avec qui ça n’a pas toujours été facile, pour nous qui venions de la ville. Mais il y en avait un (ou plutôt une) dont je me souviens très bien. Elle aussi occupait l’espace plongeoir remarquablement bien, différemment, mais avec infiniment plus de grâce que le roi de l’éclaboussée. Et puis, avouons-le, elle occupait nos esprits un peu plus longtemps que ce foutu « ette » qui nous reléguait au statut de « mauviettes ne sachant pas plonger ni faire des patates ».

Je te passe les interminables parties de cache-cache avec les habitants du quartier des Crettaz, les excursions du « club des cinq », torches à l’appui ; et bien sûr les réunions secrètes, façon franc-maçonnerie, l’insouciance en moins, que nous organisions au lieu-dit « l’île aux fantômes » sans que le temps n’eût d’emprise sur nous, sans que nous sussions à aucun moment que la vie continuerait de nous surprendre, de nous déstabiliser, de nous guider.

27 mars 2006

Sensations boliviennes

Ca s'emballe! Ce n'est plus le vent du large, c'est un ouragan tourbillonnant qui emporte le site, dont le gestionnaire avisé n'a plus qu'à se contenter béatement d'exploiter la main d'oeuvre scandaleusement bon marché en provenance de ce que l'ignorant appelle le tiers monde. En effet, un regard sur la carte démontre à l'envi que la partie du globe ainsi désignée couvre largement plus du tiers de la surface émergée, et les lignes que nous offrent nos aventuriers démontrent largement que ces territoires recèlent des richesses incroyables! M'enfin bref, après l'Argentine du sud au nord, la Touquette à queue et le Tuco à crête rase ont passé la frontière bolivienne, comme le titre de l'article l'a laissé entendre aux plus sagaces d'entre vous...

A peine passé la frontière, nous voilà plongés au coeur d'un marasme de vie totalement sidérant. En Bolivie, tout le monde a pignon sur rue, animaux y compris, et tout le monde a quelques choses à te vendre. Du tissu superbement coloré aux glaces "dulce de leche", en passant par les stylos marqueurs pour c.d.! Tout ou presque se déroule dans ce qu'on peut considérer comme un joyeux bordel organisé. Si t'as faim, tu manges. Tu veux lire? Et ben tu lis! T'as cassé ton amortisseur X.R.S-54?! Et ben t'en rachète un!!! Certains villageois ont rassemblé dans la rue et peuvent te vendre bien plus que ne pourraient le faire 2 Coops city, 3 Placettes et une Migros 3 M réunis!!!

En déambulant à travers ce supermercado de plein air, tu passes par quelques extases olfactifs et visuels, par exemple devant les étals de fruits et légumes, ainsi que devant les boulangeries pâtisseries, et soudainement ça sent le merde!!! Une cholita est en train de torcher son gosse entre une vendeuse de pommes et un marchand de poulet! Et pis ya un chien qui pisse sur le panneau publicitaire du serrurier:
-Ouvre tous vos cadenas en moins de 5 min.
-Copie toutes vos clefs pour 5 bolivianos ( 80 cts.)

J'observe tout cela dans une cacophonie digne des plus beaux délires zappatistes; c'est qu'ils ont leurs Alain Morrisod locaux les cocos, et autant vous dire qu'il chantent pas mieux que l'nôtre! bon, y font un effort sur le costume, ça ya pas a r'dire...

Pendant la séquence "live in Bolivia" je risque de me faire écraser par un véritable miracle roulant dont l'élément le plus usité et sans doute le plus fonctionnel est le klaxon!!! Chaque bout de tôle monté sur 4 roues dispose d'un putain de klaxon!!! Et y' s'ménagent pas les domingeroooo! (chauffeur de dimanche!) Bon enfin je m'en tire sain et sauf et j'en profite pour dédicacer cette partie automobile a J.D. et sa famille que j'embrasse très fort!

Tandis qu'un gosse de la rue insiste pour me cirer les pompes qui ne sont pas en cuir, je fais signe à Touquette et nous nous rabattons dans la partie gastronomique du marche afin de nous remettre de ces émotions en grignotant quelques produits frémissant aux feux des cuisines mobiles.

-Oh non j'ai tâché mon pantalon!...
-C'est rien mon amour, t'as l'air plus roots...

Touquette y Tuco.

23 mars 2006

Le vent dans le dos

Après avoir sillonné les territoires du Sud de l'Argentine, Tuco et Touquette, devenus des patagons patentés et pas tentés de le rester définitivement remontent vers le nord et le mythique Aconcagua...


Salut les lapins,

Après avoir butté au sud, nulle autre alternative ne restait à Touquette et Tuco que de filer au nord! Et cette fois pas besoin de baleine pour voyager puisqu'on avait le vent dans le dos et les cheveux ... sur la tête.

Alors que certains tutoient les anges dans la cite du soleil, nous décidâmes de tutoyer le géant des Andes, l'Aconcagua. Petit trek de 3 jours pour admirer, nous autres petits hobbits, sa face de 3000m dressée tel un Morgull enragé. Ca fait froid dans le dos et on a pas eu froid que là, car la tente aussi était un modèle "xxs"...


Afin de nous remettre sur la route du nord il nous a fallu quelques jours "para descansar" comme le disent si bien les autochtones. Et voilà-ti pas qu'au pied de cette si graaaaaannnnnde montagne se trouve une bourgade viticole qui justement s'apprêtait a fêter les vendanges!!!!???? que du b..b...bo..bonheur donc...hip's!

Pour terminer cette remontée sud-nord de l'Argentine nous arrivâmes dans le trou du c... dans le fin fond de ce pays mêêêêrveilleux ou cette fois le seigneur des Andes, le condor, nous attendait avec des potes à lui! Iruya est le nom de cette oasis perchée.

Un grand moment dans la vie de touquette et Tuco.

Siguamos viajando por la Bolivia!!!!!!!!!

Nos vemos amigos.

20 mars 2006

Tribulations malgaches (2è partie)

Famille Melly
La suite des aventures de la famille Melly de Tana, en version originale non censurée... Tortilla-Flat n'a plus de limites! Si vous avez manqué la première partie, la séance de rattrapage c'est ici !

La route traverse un paysage magnifique entrecoupé rarement par de minuscules villages sortis littéralement de terre. Les habitations sont faites de torchis plaqué sur des traverses de bambous, les gens vivent grâce à l’agriculture, impossible pour moi de m’imaginer la vie de ces populations. Dans ces conditions pas vraiment de possibilités de compter sur un garagiste ne parlons même pas du TCS, la débrouille et surtout des notions de mécaniques sont indispensables à tout chauffeur qui se lance dans l’aventure. Le voyage a duré 12h30 ! En route nous avons embarqué un jeune homme qui venait de la brousse et qui voulait lui aussi remonter “rapidement” sur Tana. Herisou, c’est son nom, a un business de pierres précieuses, il connaît quelques coins perdus dans la brousse malgache qui regorgent, selon ses dires, de pierres semi-précieuses, d’or et de diamants.

Voici deux anecdotes relatées par mon nouveau compagnon d’infortune durant notre long voyage. Cette dernière expédition lui a permis de trouver du Mercure. Un ennui subsistait tout de même il était au courant des dangers entourant le mercure et des difficultés à transporter sans risque un tel minéral. Il avait prévu de s’équiper, lors de son prochain voyage, d’un scaphandre, de gants de moto et d’un récipient spécial pour le transport. Son idée sur ce dernier point était de se munir d’un vieux thermos à café ! Rassurez-vous il envisageait tout de même de se renseigner s’il ne serait pas mieux d’utiliser un récipient plus hermétique tel qu’un bocal en plomb ou en verre.

La deuxième anecdote parlait d’une précédente expédition où il a vu un crocodile de 8m de long (authentique cette région regorge de crocodiles… qui doivent bien mesurer 3m) qui a englouti devant ses yeux, si si mon prince devant ses propres yeux, un très gros diamant. Pour lui et ses potes un problème énorme c’est alors posé : comment récupérer le diamant sans tuer le croco. Il ne faut pas oublier que pour certaines tribus de Madagascar le caïman est un animal sacré. Il était donc à la recherche d’un gars capable d’ouvrir le ventre de la bête tout en étant prêt à le recoudre une fois le trésor récupéré. Sacré personnage ce Herisou!

La vie à Madagascar n’est-elle pas belle ?

Ciao les potes

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Tribulations malgaches (1ère partie)


Pendant que sa dulcinée participe avec l'énergie et la passion que nous lui connaissons aux oeuvres de la coopération et de l'entraide internationale, notre chroniqueur à Madagascar, qui pose ici avec sa petite famille dans leur nouvel eden, va nous régaler de croustillantes tranches de vie à savourer sans modération, puisées en arpentant des chemins où la main de l'homme n'a pas encore mis le pied. Et si ses nombreuses activités lui en laissent le temps (sinon il le prendra), il répondra à vos commentaires audacieux... La parole est à sa plume!


Il ne suffit pas d’avoir un plan bien organisé en vue d’un week-end à Mahajunga pour que tout fonctionne comme prévu. Au départ c’était censé se dérouler comme suit : deux jours de voyage et une journée pour coordonner un petit délire d’expatrié que je relaterai lors d’un prochain message. Au final la voiture censée me conduire jusqu’à Tana n’a pas pu le faire et je me suis vu parachuté à la gare routière de Mahajunga à la recherche d’un moyen de locomotion efficace qui puisse me ramener sans encombre chez moi.

Mahajunga est la plus grande ville de la Côte Ouest de Madagascar. Cette ville est réputée pour son brassage ethno-culturel et architectural mêlant Afrique et Orient. Vu sa situation, la ville a toujours eu des relations privilégiées avec les îles très pauvres des Comores. 547km la sépare de Tana, il faut compter, dans des conditions normales, 10h de taxi-brousse (mini-bus contenant normalement 14 places qui, systématiquement, finit par accueillir un minimum de 20 personnes).

Sept compagnies de taxis-brousse desservent Tana. Chaque compagnie a deux, voir trois rabatteurs qui ont pour mission d’attirer les clients vers leur compagnie de transport. Les recherches du bon opérateur ne se sont donc pas faites dans la solitude ! Malheureusement aucun taxi-brousse ne pouvait assurer un départ rapide, il faut donc compter avec un minimum de deux heures d’attente avant un prochain départ. Un homme, la cinquantaine, s’approche et propose de me prendre, sans attente, dans sa voiture privée pour le même prix que le taxi-brousse. Pour lui l’objectif est de ne pas avoir à payer l’essence, la voiture, une 4L des années 70 est depuis longtemps amortie !! Affaire conclue

Le voyage débute. Après 15 minutes, premier arrêt pour réajuster la porte du conducteur qui s’ouvre à chaque soubresaut. Vu l’état de la route il vaut mieux s’accorder cette rectification pour être certain de ne pas perdre en route le chauffeur. Un mouvement de pression vers le haut, un petit coup de pied au bas de la porte et le tour est joué. Au total 7 arrêts pour des pannes qui m’ont permis d’approfondir mes connaissances en mécanique, le radiateur qui chauffe, les bougies qui sont noyées, un problème de démarreur, la pédale d’accélération qui ne répond plus, la crevaison, il ne manquait qu’une panne sèche pour compléter le tableau. Panne sèche que nous avons d’ailleurs évité de justesse puisque deux stations services qui devaient empêcher cette catastrophe ont pour des motifs différents prolongé le suspens jusqu’à l’entrée dans Tana. Dans la première station le pompiste était introuvable et ce n’est pas faute d’avoir envoyé du monde à sa recherche, dans la seconde seul le diesel était encore disponible, la cuve d’essence ordinaire était vide.

(La suite ICI!)
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09 mars 2006

Piste Italienne: Laurent donne un coup de latte!

Vous voulez vivre une journée de ski inoubliable? Laurent Moulin vous donne tous les détails dans le mail que je reproduis ci-après. Les réponses des paisanos ont été reproduites sous formes de commentaires. Si vous avez un appel à lancer, une perfidie à partager, n'hésitez pas, c'est fait pour ça!

Concerne "organisation" piste et pichte italienne. Voici ce qui paraît le plus simple:

Pour tous les motivés, rendez-vous au café du Catogne (à gauche en montant sur la route du col, deux km après Sembrancher) à 9h00 sonnantes, histoire de faire péter les faces nords le matin.

Pour les moins motivés, rendez-vous au restaurant de la télécabine du Super-St-Bernard à 12h30 et départ pour l'Italie.

Pour les moins-moins motivés (ça va peut-être faire venir Jérôme), rendez-vous à Etroubles au bistrot du coin pour une petit collation et le fameux café valdotain.

Si vous avez d'autres propositions n'hésitez pas, c'est pas moi le chef, je vous le dis tout court. Mais bon, quand on parle de piste italienne, il est vrai que je me sens tout de suite impliqué sentimentalement... Mais bon, c'est quand même pas moi le chef. C'est Marc. Ou alors David. Demmerdez-vous avec eux.

S'il fait mauvais, mauvais, on s'appelle. Bien le bonjour chez vous,
Laurent

p.s.: n'oubliez pas vos cartes d'identité, mais bon, c'est pas moi le chef, vous faites comme vous voulez.

24 février 2006

Tuco et Touquette, ces Patagons!

Et bien surprise, finalement, dans la dernière ligne droite, Tuco et Touquette ont battu Madagascar au sprint! C'est donc à la version originale de leur dernier mail (et photos garanties d'origine) que vous aurez droit en cliquant ci-dessous!

Salut les lapins,

Voici quelques news de Tuco et de sa Touquettes: après s'être perdus dans Buenos Aires, nous glissons gentiment au Sud les cheveux aux vents (enfin surtout Touquette car moi j'ai suis toujours rase!!!). C'est à dos de baleine (dont nous saluons la rapidité et le confort qu'elles proposent) que nous atteindrons ces terres australes richement approvisionnées en vin et autres produits du terroir...

Comme vous le constaterez la déco a fait un gros boulot!! Je ne sais pas où ils trouvent toutes ces idées mais BRAVO !!... Ce peuple de carnivore nous réserve, je le crois, encore bien des surprises..

Un gran Saludo Amigos

Touquette et son Tuco



21 février 2006

Nouvelles couleurs!

Carnaval approche, il est l'heure de changer de déguisement et de vous donner quelques news en vrac, des auteurs du site les Mangeurs d'Etoiles qui salue l'arrivée d'un rédacteur potentiel, à nos amis exilés aux antipodes.

Graphiquement, un petit ravalement de facade, rien de bien grand, juste quelques couleurs un peu raffraîchies. Par contre, vous vous souviendrez que nous avons abondamment parlé ici de nos amis les Mangeurs d'Etoiles et leurs Tonneaux de l'Avent où l'on s'est bidonné sans se faire rouler. Depuis, à part un flash à Nouvel An, leur site s'est un peu calmé... Vous voulez savoir pourquoi? Hein? Petit curieux va... Allez, on va vous le dire: c'est tout bonnement que leur galaxie a accouché d'une étoile supplémentaire répondant (enfin peut-être pas encore...) au nom d'Ismaël. Pas de photo disponible pour l'instant, mais, rassurez-vous, ça ne saurait tarder, on enverra une équipe d'enquêteur au milieu des couches culottes pour un petit baby call et une mesure à peu près fiable des poches sous les yeux parentaux.

Si du côté de Sven et Sylvie le front est calme et dépourvu de nouvelles nouvelles, ça frétille à Madagascar où JD et est train d'affuter ses doigts sur un clavier pour quelques petites tranches de vie Malgasche que Tortilla-Flat aura la joie de stocker dans sa huche.

Pour attendre en musique, je rappelle à vos oreilles les accords de Collectif Jam dont le site internet est ouvert! Et pour que brassent les sens, les Pornographes seront en concert au Carnotzet des Artistes à Sion le 11 mars 2006. Alors gare au gorille et tous en piste!

09 février 2006

Collectif Jam

Tout le monde, ou presque, connaît l'Hotel Terminus (non ça n'est pas un centurion romain dans Astérix...), à Sierre, comme étant l'endroit ou De Courten opère ses miracles gastronomiques à prix astonomique. Mais qui sait que, en portant ses pas quelques hectomètres plus loin, c'est carrément de cour des miracles dont il est question, cour qui dispense sa magie non lucrative à qui veut bien la recevoir.

Dans ce creuset naissent vivent et meurent les idées de tout ce que Sierre compte en génération spontanée d'artistes et de créateurs aux neurones débridés. Le cinéma y côtoie la peinture, la musique y couvre les bruits du sculpteur, et le bar y noie les angoisses du noceur. C'est en ce lieu des rencontres improbables que les énergies se croisent et s'entrecroisent et, parfois, rendent visible l'invisible, et audible l'inaudible.

C'est de musiciens dont il s'agit ici, de ceux dont les notes s'enfuient hors de portée, de ceux qui ont jeté leur clé au sol. La cour des gens qui ne prennent pas de cours. Le royaume de la spontanéité. Un soir, tels des musiciens de Brême, ils décidèrent de rayonner alentours. Pour surgir de l'éphémère, ils se baptisèrent Collectif Jam. Leur but? Attirer encore plus de musiciens, mélanger plus de style, rechercher un son jamais encore entendu, et extraire ensemble ces énergies insondables qui habitent les âmes inspirées.

Et si vous ne venez pas à leur musique, leur musique viendra à vous, aux date suivantes:
• 02 février Sunset, Martigny, 20 h 30
• 30 mars Ferme Asile, Sion, 20 h 30
• 29 avril Pont Rouge, Monthey, 20 h 30
• 11 Mai Jazz Chälli, Visp, 20 h 30
• 08 Juni Kellertheater, Brig, 20 h 30
• 22 juin HaciendaSonic, Sierre, 20 h 30

Et vous savez quoi? Ils ont leur propre cour virtuelle. Alors, écoutez... où jouez!

25 janvier 2006

Ils sont partis!!!

Cette fois ils l'ont fait! Après un fête mémorable, ils ont démonté leurs meubles, empilé leurs affaires dans la Kangoo et abandonné celle-ci dans un garage. Libéré de leur patrimoine mobilier, il se produisit ce qui arrive toujours dans ces situations: des ailes leur ont poussé dans le dos, et ils sont partis, vous voyez, tutoyer le vaste monde...

Un voyage digne de ce nom se doit de commencer en Argentine, se dirent-ils. Et ainsi fut fait, en moins de deux, ils s'étaient volatilisés, d'autant plus rapidement pour certains que leur petite taille s'y prêtait à merveille... C'est ainsi qu'un jour Sierre se réveilla en n'étant plus pareille. Les tourtereaux avaient quitté le nid et entamé leur migration vers d'autres cieux.

Oh, notez qu'ils avaient bien fait les choses, usant leur zèle avant leurs ailes. C'est ainsi que tous leurs amis, drôles d'oiseaux et oiseaux de nuit compris, furent conviés à venir sur deux pattes picorer quelques pâtes. En tout, ce fut une belle brochette qui se réunit ce soir-là, pour gazouiller de concert et mettre une dernière fois les nerfs des chats du voisinage à dure épreuve. On mangea, but, dansa, chanta à profusion dans un élan ininterrompu et une énergie inépuisable jusqu'aux tréfonds de cette longue nuit d'hiver.

On ne fait pas un voyage, c'est le voyage qui vous fait, à dit un auteur qui connaissait l'usage du monde. Et bien, au bout de la nuit passée à refaire le monde, tout le monde avait voyagé, car tout le monde était fait. Et tous les oiseaux étaient cuits cuits cuits. Alors que d'aucun tutoyaient les anges, d'autres marquaient un penchant (c'est peu dire) certain pour le divin divan, résultat du vin divin et du vain effort pour assurer un équilibre précaire. Mais c'était peine perdue, cet équilibre, la Lloyds elle même n'aurait pu l'assurer...

La fatigue commença à prendre le dessus et à grignoter lentement le terrain laissé en friche par des corps fatigués où les esprits s'étaient recroquevillés dans les tréfonds de l'âme. Et finalement, c'est tous ensembles qu'ils entamèrent le voyage, au pays des rêves insondables. Mais deux seulement se réveillèrent en Argentine... Si vous voulez savoir ce qu'il en advint, c'est ici que vous le lirez...


10 janvier 2006

La maison de Dany


Vous connaissez tous l'histoire de Dany, et comment il devint propriétaire de deux maisons. Il vous manquait encore la photo. C'est maintenant fait, et c'est Tortilla Flatesque.

Dany, on s'en souvient, loua sur le champs l'une des deux maisons à Pilon, qui accéda ainsi au statut envié de locataire. L'autre, il la conserva pour son propre usage.

L'abandon des nuits à la pleine lune, sous le couvert des étoiles, fut vite oublié, et la vie sous toit révéla des charmes insoupçonnés. Dany découvrit ainsi le voisin, cette espèce inconnue de lui. Ils s'en vinrent nombreux découvrir ce nouvel habitant, auquel le manque de pratique immobilière conférait un enthousiasme juvénile et communicatif. Les alentours de sa maison devinrent ainsi le rendez-vous des enfants du voisinage et des rêveurs de tous poils, qu'il guettait de sa fenêtre avec une avidité non feinte, la langue gourmande à l'affût de ces nouvelles saveurs qui s'offraient à son palais.

Cependant, ce bonheur cache quelques pièges. Ce paysage idyllique recèle des dangers méconnus. Les joies de la propriété sous-tendent de dures épreuves. Les vautours rodent, et veulent leur part de ce bonheur champêtre, vous faisant miroiter les mirages de l'engrais pour gazon, de l'hypothèque à taux préférentiel, du garage en kit à monter soi même, de la cuisine par acompte avec son miroir sans délai de réflexion, du salon à crédit sans soucis. Nous n'hésiterons donc pas à vous conter, dans une autre chronique, les rapports multiples et variés de Dany avec les marchands de meubles. Restez branchés!

23 décembre 2005

Les bons voeux de Pilon!

Bonnes fêtes de fin d'année à tout le monde!!! Ma carte de voeu est en ligne, veuillez cliquer ci-dessous...


Joyeux Noël et Bonne Année à tous!!!

Ô l'impie: VIè triathlon des Moulins

Sonnez musettes et résonnez trompettes, le VIè triathlon des Moulins aura lieu le lundi 26 décembre 2005, chez Jérôme!

Fatigués de zoner pendant vos vacances? Le ski vous lasse? Vous désirez vous mesurer aux caïds de la discipline? Alors, cette journée est faite pour vous! Chauffez vos muscles, rangez vos cassettes de Véronique et Davina et venez plonger dans le monde réel, aux relents de baume du tigre et chaussettes humides. Pour réservez votre journée, téléphonez vite au 027/455 74 05, les place seront chères.

22 décembre 2005

21 décembre 2005

La réponse de Jérôme


Notre ami Jérôme a répondu aux nombreuses personnes qui souhaitaient le voir organiser un tonneau. Son texte est fidèlement et intégralement reproduit ci-après:

Et bien, je constate qu'une nouvelle fois on se ligue contre moi !

Mes avocats seront intransigeants et vous feront pâtir de tant d'insinuations subversives. En effet, depuis mes quelques petits problèmes de voisinage, j'ai décidé d'investir dans la PJC (protection juridique constante) afin que mes détracteurs (car il y en a !) n'aient pas la moindre opportunité de se manifester, ni par la bande, ni directement à la porte de mon appartement.

Je profite au passage pour relever le manque de solidarité, que dis-je, la pusillanimité de certains (soi-disant)amis qui n'ont pas hésité, il y a de cela maintenant 2 ans, à dénigrer sans vergogne le sacro-saint lien qui nous unissait en niant le fait qu'ils sortaient de chez moi et de surcroit, qu'ils me connaissaient. Si c'est cela le tonneau de l'avant !!!

A ce sujet, je me permets de notifier cà et là quelques petits détails.
Je ne crois pas avoir vu passer les papiers officiels de ce pseudo-sondage.
En outre, qui sait qui a voté ? Je ne m'étonnerais pas de constater qu'il y eu manipulation du scrutin dans le but désolant de me rendre coupable de n'avoir pas organiser l'événement susmentionné. Veut-on me faire passer de mauvaises vacances de Noël à ressasser sans cesse ma mauvaise conscience ? Et bien à bon entendeur, je vous le dis, VOUS ne me gâcherez pas MON Noël.

J'ajouterai de plus que deux personnes ont voté pour moi. Comme je ne prends jamais le risque de voter sur quelque chose d'inofficiel, j'aimerais connaître la deuxième personne ayant voté "non" après Natacha (je puis en effet déduire que, pour faire taire les machistes en tout genre qui ne font rien à la maison et pour ne pas rajouter du crédit à cette stupide idée reçue que je ne fais rien effectivement, elle n'a pas jugé utile de voter pour l'otion "non car c'est sa copine qui se taperait tout le boulot" et que par conséquent, elle aura voter pour un sec et sonnant NON de solidarité et d'amour tendre).

Une chose encore -de manière à encourager, non pas la délation mais la rigueur et la justice- je promets une réjouissance pas commune pour celui ou celle qui a voté NON au sondage susmentionné !!

Pour montrer l'exemple et faire resurgir votre fibre festive et éthylique, je serai (contre vents et marées) présents au dernier tonneau de manière à tirer au clair cette affaire.

Non merci et à très tard !

Un représentant des bonnes gens attristé

19 décembre 2005

Tonneau sonde: un plébiscite!

résultats du sondage
C'est un véritable plébiscite Jérômien auquel se sont livrés les 48 internautes ayant pris part au vote! En effet, pas moins de 39 (81%!!) d'entre eux souhaitent le connaître mieux, dont 11 en le voyant interagir avec ses voisins. Seuls 9 d'entre eux ne souhaitent pas le voir organiser de tonneau, dont 7 pour des raisons de répartition du travail au sein du couple. Nous pouvons ici parler de véritable phénomène de société, dont l'ampleur ne manque pas d'impressionner.

Heureux homme que notre Jérôme, qui se voit ici conforté dans son statut de coqueluche du public et de pilier de la communauté. Si une analyse du phénomène paraît difficile, au vu de la stature acquise par le personnage, on ne peut cependant pas laisser dans l'ombre le rayonnement sportif, éducatif, littéraire et artistique qui l'a rendu si cher au coeur de bon nombre d'entre nous. C'en est presque intimidant et le site tortilla-flat.blogspot.com est très fier de compter une telle personnalité au rang se ses amis. Nous ne manquerons pas de revenir sur ce phénomène dans les jours à venir, afin de satisfaire la faim légitime du lecteur internaute.

D'ici là, nous nous joignons à l'espoir général de la survenance d'un tonneau Mellynesque. Nous n'osons en effet imaginer, connaissant l'âme grande, généreuse et chevaleresque de cet homme qui rendit Aristophane si cher à nos coeurs, qu'il puisse refuser de chevaucher l'écume d'une si belle et puissante vague. Et comme, à Tortilla-Flat, nous aimons rendre possible l'impossible, nous n'hésiterons pas à soutenir concrètement l'événement en mettant gratuitement à disposition 10 litres de matière première. Les dés sont jetés!

Free Gmail invite - Invitations Gmail

I have some Free Gmail invites to give away. If you would like your Free Gmail Invite, send me a mail by clicking HERE and I will send you an invite shortly thereafter! First come, first served!

J'ai quelques invitations pour Gmail à donner, alors, si vous êtes candidat, n'hésitez pas à m'envoyer un courriel en cliquant ICI! Je vous l'enverrai dans les plus brefs délais, jusqu'à épuisement du stock...

La métamorphose du 67ard

Nous vous avions entretenu ici du 67ème anniversaire de Laurent. Il nous a paru judicieux et de notre responsabilité d'apporter au lecteur avide de sensationnel divertissant et populaire un suivi sur l'événement.

Il est en effet frappant de constater les métamorphoses frappant les plus braves d'entre nous aux moments les plus imprévisibles de leur vie. Serait-ce la fréquentation assidue des terrains de golf, et les stages de balançoire avec son petit fils? Les experts se perdent en conjectures, mais toujours est-il que notre petit Laurent a fait son retour à la nature. Ces derniers temps, il consulte également avec une régularité de métronome les bourses d'échanges sur internet, afin de troquer sa Ford contre une 2 CV plus en adéquation avec sa nouvelle philosophie. Sa famille tente bravement de l'accompagner sur le nouveau chemin qu'il s'est tracé, et Huguette s'est inscrite à l'école-club pour apprendre les secrets du tressage des couronnes de fleurs. Un conseil de famille sera par ailleurs bientôt réuni pour évaluer la proposition de Laurent de remplacer le sapin de Noël par un bouddha sculpté. A ce stade, la priorité de tous demeure de ne pas briser ce lien ténu qui le relie encore encore à nos réalités alpines. A noter par ailleurs qu'un suspect a été placé en garde à vue, jusqu'à éclaircissement de son rôle exact dans cette affaire.

16 décembre 2005

Anni vers Sierre

Jamba lançoire
Une des deux personnes figurant sur la photo fête son 67ème anniversaire, samedi 17 décembre.

Ne comptez pas sur moi pour vous dire que c'est celui qui tient la jambe de l'autre, qui n'avait donc plus d'autre choix que de faire le fier à bras. Pas rancunier, il viendra sans doute l'aider à souffler ses bougies (c'est quand même fou, moins on a de souffle, plus le nombre de bougie augmente...), s'il ne marche pas dans le gâteau avant. Donc si vous croisez notre ami Laurent, vous pouvez soit lui faire la bise, soit l'inviter à l'apéro, ce qui est également valable en dehors des périodes d'anniversaire, d'ailleurs. Pour boire l'apéro avec lui en tournant autour du pot mais sans cracher dans le verre (j'ai pas dit le green), il vous suffit de lui proposer une partie de golf, il comprendra vite. Et rassurez-vous, vous ne boirez pas du tee. Il fait partie de ces gens qui jouent avec un ballon. Suite aux changements législatifs, notez que son handicap a baissé à 0.5... Enfin, BON ANNIVERSAIRE PAP! Vous pouvez aussi lui envoyer un email, ça lui fera plaisir!

15 décembre 2005

A fonds les tonneaux!

C'est arrivé près de chez vous, c'est cylindrique, quand vous l'aurez vidée c'est vous qui serez rond.

Non monsieur, là c'est une marmite de vin chaud, le tonneau, c'est pour le feu dans lequel brûlera votre gueule de bois. Ne manquez pas le Tonneau de l'Avent de ce soir, Jeudi 15 Décembre de l'an de grâce 2005, sur la colline de Plantzette, dès 18h30. Ce tonneau ne sera pas du bidon! Plus d'info c'est ici!

Icône qui décône

Le vilain petit Diégo était attendu par sa maman à la caisse du supermarché de Francfort pour jouer avec de petites baballes avec des noms de pays dessus.

Et bien il a même pas répondu, le vilain, donnant beaucoup de soucis à toute la famille. Surtout maintenant qu'il est redevenu tout maigre... Mais bon, quand on joue des années dans un club qui s'appelle Boca, le foot ne peut qu'être alimentaire, particulièrement quand c'est la main de dieu qui multiplie les goals.

Noël approche

On ne voit ni sapin ni balle orange... Et pourtant, c'est bien d'une équipe de basket en train de fêter Noël qu'il s'agit.

Que ceci vous apprenne donc à ne pas faire une confiance aveugle à ce qu'on vous montre, les images sont souvent trompeuses. Et ce bières pleines, on dirait qu'ils n'ont pas encore bu... Et bien faux encore! Qu'est-ce que je vous disais!

Nouvel an

Bonne nouvelle, Tina a décidé de passer nouvel an au four pour que nous puissions le passer aux Moulins.

Ce soir là, autour de Natacha, Daria, Laetitia et Sylvie, baveront dans le caquelon Laurent, Jerôme, Gregoire et Patrick. Si vous avez assez de salive, joignez vous à nous. Pour les réservation: café des Moulins, 027 456 58 98.

13 décembre 2005

Tuco

  • Description: bandit mexicain, surnomé el Tuco.
  • Habitat: partout où se trouvent des bouteilles d'alcool entamées. Autrement, il aime mesurer ses jambes arquées aux flans de montagnes escarpées, dont il se sert pour épuiser ses victimes.
  • Précautions: abandonnez votre boisson et prenez vos jambes à votre cou. Si la bouteille n'est pas vide, vous avez une chance...
  • Evolution: les experts étudient les effets induits par la rencontre avec une Tuquette sur ce caractère instable et hargneux. Ils ne seront cependant mesurables qu'à long terme. A suivre: l'apparition d'une une fièvre migratoire incontrôlée et illimitée.

Let's tango!!!

Rien de tel qu'un petit tango pour ouvrir cet espace! Comme un nouveau venu se doit d'offrir l'apéritif, je vous invite à découvrir les Tonneaux de l'Avent. On s'y rend en procession comme les rois mages, en suivant les mangeurs d'étoile. La myrre et l'encens n'étant plus très populaires, on peut se contenter des cakes et autres mandarines, mais c'est pas obligé. Pour le reste, penchez vous sur le tonneau, il vous expliquera tout...